Augmentation de loyer à Montréal : règles, calcul et procédure TAL 2026
Au Québec, un propriétaire peut augmenter le loyer à chaque renouvellement de bail à condition de respecter un préavis écrit de 3 à 6 mois avant la fin du bail. Le locataire peut accepter, refuser ou demander la fixation du loyer par le Tribunal administratif du logement (TAL). Le taux suggéré par le TAL pour 2026 est de 3,7 % pour les logements chauffés et 2,7 % pour les non chauffés.
Règles de préavis pour une augmentation de loyer au Québec
Au Québec, l'augmentation de loyer doit être communiquée par écrit au locataire dans un délai précis avant la fin du bail : au moins 3 mois avant la fin d'un bail à durée fixe de 12 mois, au moins 6 mois avant la fin d'un bail de plus de 12 mois, et entre 1 et 2 mois pour un bail mensuel. Ce préavis doit être envoyé par écrit — idéalement par lettre recommandée ou remise en main propre contre signature — et indiquer le nouveau montant proposé et la date d'entrée en vigueur.
Comment calculer une augmentation de loyer justifiable au Québec
Chaque année, le TAL publie un guide de fixation du loyer qui détaille les critères de calcul. Pour 2026, le taux suggéré est de 3,7 % pour les logements chauffés par le propriétaire et 2,7 % pour les logements non chauffés. Ces taux reflètent l'évolution des dépenses typiques d'un immeuble : taxes municipales et scolaires, assurances, frais d'entretien, coûts de chauffage et rénovations amortissables.
Que faire si le locataire refuse l'augmentation de loyer ?
Lorsque le locataire reçoit l'avis d'augmentation, il dispose d'un délai d'un mois pour répondre. S'il n'accepte pas expressément la hausse, le propriétaire doit saisir le TAL dans un délai d'un mois après la fin du bail pour demander la fixation du loyer. À défaut, le bail est reconduit aux conditions existantes, sans l'augmentation proposée.